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PRISE DE REFUGE

Pour devenir « Bouddhiste », il suffit de prendre refuge auprès des trois Joyaux que sont : le Bouddha, le Dharma et la Sangha et ce, devant au moins quatre moines  reconnus comme appartenant à l'une des quatre Écoles officielles. Habituellement, la cérémonie est très simple et conduite par un Lama attitré. Des formules sont récitées et la cérémonie se termine par la coupe d’une pointe de cheveux, pour souligner l'importance du “lâcher prise”,  c.à.d. du détachement complet de tout ce qui nous retient dans le Samsara. Prendre refuge, c’est s’assurer d’un abri en cas de danger, d’une référence en cas de doute et d’un support en cas de vacillement. Entraîné par la roue de l’existence, de nombreuses difficultés sont prévisibles, dont celles rattachées aux émotions perturbatrices, aux sensations débridées, aux jugements hâtifs. Prendre refuge, c’est s’assurer que la flamme de l’Éveil est entretenue dans notre Esprit et que nous pourrons trouver aide et réconfort auprès de l’un ou l’autre des 3 Joyaux, en tout temps. Tout comme un randonneur, qui s’aventure sur un sentier de montagne parsemé de ravins et de précipices, il faut être prêt à affronter de multiples embûches et à s’adapter à toutes variations météorologiques. Il sera, alors, rassurant de compter sur la présence d’un gîte sur notre parcours. Mais gare! Il serait utopique de croire que les trois Joyaux vont nous tirer d’embarras, sans coup ferrir, avec un coup de baguette magique, peu importe le pétrin dans lequel nous nous trouvons!  Tout comme le souligne, judicieusement, le maître zen chinois Sheng-Yen : « En essence, les 3 Joyaux ne sont rien d’autres que la vraie Nature de notre propre Esprit. » C’est donc à la puissance et à la sagesse de notre propre Esprit qu’il faut s’en remettre! Prendre refuge, ne doit donc pas être perçu comme un abandon insouciant entre les mains de forces surnaturelles, toutes puissantes, dociles et assujetties. Plus sagement, la prise de refuge doit être considérée comme un acte de lucidité, de prise de conscience témoignant de notre capacité à nous libérer,  par nous -mêmes, de nos conditionnements inadaptés et de nos turpitudes répétées. Une telle vision concorde, parfaitement, avec l’Enseignement du Bouddha pour qui tout affranchissement, toute libération ne peut provenir que du pouvoir de notre Esprit! En définitive, la prise de refuge n’est pas une inscription à un Club sélect, à un Groupe privilégié, et encore moins une police d’assurance pour bénéficier de bénédictions discrétionnaires provenant de  certaines Divinités qui seraient sous nos ordres.  Tout au contraire, la prise de refuge doit être envisagée comme un engagement personnel de transformation de sa manière d’être. Dans les faits, pareil engagement pourrait s’énoncer ainsi : Je m’engage envers le Bouddha à transformer toutes mes émotions négatives en compassion! Je m’engage envers le Dharma à transformer toutes mes illusions stériles en sagesse! Je m’engage envers la Sangha à transformer tous mes désirs infantiles en générosité! La prise de refuge est un engagement renoué quotidiennement! Voici une formulation possible! En le Bouddha, le Dharma et la sublime Congrégation, je prends refuge jusqu’à l’Éveil. Par l’activité bénéfique accomplie par ma pratique du don et des autres vertus : moralité, patience, diligence, contemplation, sagesse, puissé-je réaliser l’état de Bouddha, dans les meilleurs délais, pour le bien de tous les êtres! 
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