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VOIE DE LA TERRE PURE

Dans le Soutra de la Vie Infinie, prononcé par le Bouddha Shakyamouni, il est fait mention d’un royaume  appelé Sukhavati, en Sanscrit, où résiderait le Bouddha Amitabha. Ce serait une Terre Pure où le mal, la souffrance, les maladies, la mort sont inconnus. L’histoire débute à l’époque du Bouddha Lokesvararaja. Il existait, alors, un roi riche et intelligent qui rencontra ce Bouddha, fut séduit par son Enseignement et devint moine sous le nom de Dharmakara. Il pratiqua le Bouddhisme pendant de nombreuses vies avant d’atteindre l’Éveil, sous le nom d’Amitabha, i.e. Bouddha de Lumière Infinie. Avant d’accéder à l’Éveil, le Bouddha Amitabha prononça 48 vœux  ou engagements, décrivant le futur Environnement sur lequel il désirait régner. Parmi cet ensemble de Vœux, il y en a 4 (les Voeux 18, 19, 20 et 22) qui contiennent l’essentiel de ses engagements envers ses futurs fidèles. Par ces Vœux, Amitabha s’engage à aider les êtres à atteindre sa Terre Pure, si ceux-ci font appel sincèrement à lui, à, au moins, 10 occasions dans leur vie terrestre et, plus particulièrement, à l’heure de leur mort. Le passage sur la Terre Pure de Sukhavati va permettre aux êtres concernés d’approfondir le Dharma et de développer les qualités indispensables à l’atteinte de l’Éveil, dans leur prochaine vie terrestre.

Pratique

Le Bouddhisme de la Terre Pure est, essentiellement, basé sur la Foi profonde dans les quatre  Engagements exprimés par le Bouddha Amitabha; par une profonde dévotion envers ce Dernier et par la récitation cumulative de son Nom, à titre de reconnaissance et de gratitude. Bien qu’il existe des variantes dans les différentes branches appartenant à ce Mouvement, cinq pratiques semblent demeurer constantes, à savoir : a) la récitation répétée du mantra “ Namu Amida Butsu”, i.e. “Hommage au Bouddha Amitabha”; bien que l’approche japonaise privilégie cette seule pratique, l’approche chinoise y ajoute la méditation de la Vision pénétrante; b) la visualisation : 16 formes de visualisation sont décrites dans le Soutra des Contemplations; c) la lecture et la récitation à haute voix des Soutras : ce qui permet de garder à l’Esprit les Enseignements du Bouddha Shakyamouni; d) la demande d’accéder à Sukhavati : exprimée avec foi et dévotion, aussi souvent que possible, mais au moins, à dix reprises au cours d’une même vie, et surtout avant de mourir; e) l’acquisition de mérites : par la pratique d’actions altruistes et le développement de la compassion et de l’amitié-bienveillance envers autrui!

Historique

Le mouvement de la Terre Pure démarre en Chine au Ve siècle. Il est fondé par le moine Huiyuan qui préconise la visualisation du Bouddha Amitabha, avant toute période de méditation, pour aider à la concentration. Cette initiative s’inspire du Soutra Pratyutpanna-Samadhi, i.e. Soutra de la méditation qui permet de contempler tous les Bouddhas. Ce Soutra préconise, notamment, la visualisation des cinq Bouddhas transcendantaux. La Doctrine de la Terre Pure pénétra au Japon au cours du VIIIe siècle, mais elle resta marginale. Elle commença à prendre de l’essor au XIIe siècle, sous l’impulsion de Honen Shonin. Ce moine centra la pratique sur la récitation de la formule « NAMU AMIDA BUTSU » qui signifie « Hommage au Bouddha Amitabha ». Elle se veut une formule de reconnaissance, de gratitude, remerciant le Bouddha d’avoir pris un tel engagement. Énoncée avec foi et dévotion, cette formule était jugée suffisante pour remplir les conditions d’accès à Sukhavati. Cette école, encore très florissante, fut appelée Jodo-Shû. Un des disciples de Shonin, Shiran, mis l’accent sur l’irréfutabilité des engagements d’Amitabha et sur  l’importance de lui manifester de la gratitude, de sorte que la récitation de ce mantra devint très répandue au Japon. A la mort de ce dernier, ses disciples fondèrent une seconde École de la Terre Pure. Cette École est connue sous le nom de Jodo-Shinshû. D’autres Écoles du même genre furent fondées, par la suite, chacune mettant l’emphase sur une particularité des quatre grands Voeux d’Amitabha!

Soutras

Les Enseignements du Bouddha Shakyamouni, considérés comme les  plus importants, par les tenants de l’École de la Terre Pure, se résument aux trois Soutras suivants : En plus de ces trois Soutras, il faut ajouter un Traité rédigé par Vasubandhu, un patriarche Indien, qui analysa et commenta le Soutra décrivant les caractéristiques du paradis, situé à l’ouest, et appelé  « Terre du Bouddha de Lumière Infinie ». Ce Soutra est intitulé :  Soutra d’Amitabha, ou encore Sukhavati-Vyuha, en Sanscrit.
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